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Chapitre n° 16 - (VERSO)

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Les traits de Mme Barry se durcirent. C’était une dame femme remplie de préjugés qui détestait bien des choses, et sa fureur était toujours de celles, froides et obstinées, qui se laissent difficilement apaiser. Pour lui rendre justice, il faut dire qu’elle était réellement persuadée qu’Anne avait soûlé Diana, de façon malicieuse (commencer subscript)^(fin subscript)(commencer superscript)purement préméditée(fin superscript), et c’est en toute bonne foi qu’elle tenait à protéger sa f petite fille de la perversité contagieuse qui ne pouvait qu’émaner d’une telle « amie ».

– Que voulez-vous? demanda-t-elle, sèchement.

Anne joignit les mains.

– Oh, Mme Barry, je vous en prie, pardonnez-moi. Je n’avais pas l’intention de rendre … de.. de saoûler Diana. Comment l’aurais-je pu? Imaginez un instant que vous êtes une pauvre petite fille (commencer subscript)^(fin subscript)(commencer superscript)orpheline (fin superscript)adoptée par de braves gens, et que vous n’avez qu’une seule amie de cœur dans le monde entier. Pensez-vous que vous lui causeriez volontairement du tort? Je croyais qu’il ne s’agissait que



ANNOTATION TEXTE

« sheer malice prepense » (malicieuse ) : Rubio et Waterston identifient l'ancienne expression juridique française, signifiant « méchanceté pensée à l'avance », comme celle utilisée dans le premier chapitre du roman Ivanhoé (1819) de Sir Walter Scott, un des romans préférés de Montgomery. Norton, p. 108, n. 6.